J'ai donné une interview à la presse catalane (AVUI) sur le profiling ethnique comme mesure contre le terrorisme. A lire (en catalan) ici.
lundi 3 août 2009
Profiling Ethnique
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Libellés : Europe, Terrorisme
jeudi 30 juillet 2009
Sur les Excès du Contre-Terrorisme
Ainsi donc, selon le New York Times, le président Bush avait considéré déployer des troupes militaires sur le sol américain pour arrêter d'éventuels terroristes. Cela aurait été bien évidemment totalement illégal, inutile, inefficace et contre-productif...
Au-delà, cela permet de soulever rapidement le rôle des militaires dans le contre-terrorisme qui doit être diviser en 2 catégories. D'une part, dans nos sociétés occidentales (et par là je veux dire sur notre territoire), le rôle des militaires devrait être limité à la gestion de crise (c'est-à-dire contribuer aux efforts de secours après un attentat) et éventuellement à de l'assistance en cas de niveau d'alerte élevé (par exemple, utilisation de moyens de défense anti-aériens ou d'avions de surveillance type AWACS ou drones comme lors de la coupe du monde en Allemagne) mais toujours sous le contrôle des autorités civiles.
D'autre part, le rôle des militaires dans le contre-terrorisme est accru dans le cadre d'opérations en déploiement à l'étranger en ce qui concerne les opérations de contre-insurrection (Afghanistan) et parfois de contre-terrorisme (Irak bien que contre-terrorisme et contre-insurrection s'y soient mêlés). Certes, la contre-insurrection est différente du contre-terrorisme, mais dans le cadre afghan, cela ne saurait être entièrement différencier puisque ces opérations sont liées au niveau d'alerte terroriste en Europe et aux Etats-Unis.
Evidemment, même lors d'opérations à l'étranger, les militaires ne devraient pas se voir attribuer tous types de mission. Dans le cadre d'opérations purement contre-terroristes, il devrait être accordé une plus grande place aux autorités civiles (police, autorités judiciaires) en coopération avec les instances locales et les autorités civiles occidentales (déploiement de personnel civil, formateurs, etc...). Ce type de missions civ-mil est non seulement souhaitable, mais aussi essentiel. Et à ce niveau, l'Europe a une longueur d'avance sur les Etats-Unis.
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Libellés : Etats-Unis, Insurrection, Terrorisme
vendredi 24 juillet 2009
Oui, l'Afghanistan est Important...
...du moins c'est ce que Tanguy Struye de Swielande et moi-même tentons d'expliquer dans cette carte blanche parue dans La Libre Belgique du 26 juin...
Désolé à tous pour le ralentissement d'activités. Activités professionnelles obligent!
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Libellés : Afghanistan, Insurrection, Terrorisme
dimanche 17 mai 2009
Recrutement Jihadiste en Grande-Bretagne
Le Sunday Times se vante de révéler la première histoire "de l'intérieur" d'un récit d'un jeune jihadiste recruté à Londres. Je vous éviterai mes commentaires sur ces journalistes qui se vantent d'"exclusivité"...Mais je relèverai les points suivants.
Le jeune homme en question explique qu'il a été recruté dans une mosquée de Londres. Alors qu'il allait prier, un groupe de radicaux l'a approché subtilement et a commencé à lui parler des innocents qui étaient tués en Irak, etc. Après cette première prise de contact (sans doute plusieurs, en réalité), il a été invité à quelques cours "religieux", ensuite suivis de visionnages de films jihadistes. Plus le processus de radicalisation avançait, selon le jeune homme, moins il y avait de doutes sur l'orientation jihadiste des recruteurs. Plus tard, les recrues participaient aux premiers entraînements pratiques, c'est-à-dire du paintball dans la forêt par exemple, en Angleterre. Si les recrues passaient les tests et juraient allégeance, elles étaient envoyées au Pakistan pour le véritable entraînement au jihad, afin de revenir par après mener des opérations en Europe.
On notera de ce compte-rendu qu'il reflète parfaitement tout ce que l'on savait déjà du processus de recrutement. Mais surtout, cela réflète l'"ancien mode de recrutement". Par cela, j'entend, comme je l'ai déjà souligné par ailleurs, que l'Afghanistan a aujourd'hui remplacé l'Irak comme motif de recrutement, que l'internet a au moins égalé les mosquées comme lieu de recrutement, et que les cellules sont peut-être aussi plus diparses qu'avant.
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Libellés : Al-Qaïda, Europe, Terrorisme
jeudi 14 mai 2009
Pope: Recommendations pour Obama
Je recopie ci-dessous cet excellent texte de William P. Pope, ancien coordinateur pour le contre-terrorisme au Département de Sécurité Nationale américain, publié par Europe's World. Il s'agit de recommendations pour le Président Obama en matière de lutte contre le terrorisme. C'est selon moi un texte sobre (pas toujours le cas dans cette littérature) qui reprend bien un grand nombre des aspects de la lutte contre le terrorisme, malgré la longueur limitée de l'article. Ce sont en tout cas des recommendations que je partage en grande partie.
Confronting global terrorism: recommendations for the US president
Author : William P. Pope
As the President of the United States, you are tasked with confronting a world of unprecedented complexity. One of the most vexing problems, but only one of many, is global terrorism. It is at least a generational problem and likely more. While the Bush Administration did much right in the days after 9/11, it went seriously off track in Iraq, which diminished the effort in Afghanistan. Domestically, it undermined our civil liberties and took other wrong steps. For the sake of the country and the success of your administration, you must speak clearly and forthrightly to your fellow Americans and our friends abroad. You cannot be the “action officer” on every daily twist and turn of our counterterrorism efforts, but you set the moral direction and make the most important policy decisions. Therefore, you must have a broader world view and greater personal understanding of world history and the relationship of current events to that history and to each other. It is essential that you understand and respect other countries, societies and religions and not view them through ideology-tinged glasses or as Americans at a remove.
In making and leading US counterterrorism and homeland security policy, please keep a few key points in mind. They include:
Terrorism is not new: Terrorism did not just spring up, fully formed, on September 11, 2001. Secular terrorists hijacked an El Al airliner in 1968. We are also reminded of the massacre of the 1972 Israeli team in Munich. In Europe, there was a long struggle, not yet entirely won, against the Red Brigades, IRA, ETA and others. Numerous attacks against the US, from Beirut to New York to East Africa to Aden, pre-dated 9/11. Terrorism is not a 21st-century phenomenon.
Terrorism is not an existential threat to the US: Yes, Osama bin Laden hopes to acquire a nuclear weapon. He surely would use it, if he could. That said, remember that the Soviet missile threat was an existential one. Bin Laden and other murderers cannot destroy the United States and cannot undermine our way of life, unless we let fear do it for them.
Keep terrorism in perspective: Therefore, it is essential that your administration keeps terrorism in perspective. Combating terrorism is an essential duty, but you and your colleagues at the top of the government must set the example and be seen to be calm and resolute. Resist recommendations to stoke public emotion and fear, even if doing so might be of short-term political advantage. The US has confronted and defeated much worse. So have our allies. Even if al-Qaeda manages to set off a nuclear device in a US city, we must not again resort to counterproductive actions, such as widespread incarceration of Muslim-Americans; brusque treatment of our allies (“with us or against us”); glaring lack of understanding of other cultures; and questionable approach towards the very civil liberties our country stands for. Former CIA operative Glenn Carle wrote recently that “We must not delude ourselves about the nature of the terrorist threat to our country. We must not take fright at the specter that our leaders have exaggerated.” Carle is right. I suggest that you bring in balanced experts like Carle, as early as possible in your term, for a reality-check on the factual state of international terrorism and how to confront it.
Terrorism is a tactic, not an ideology: We need to prevent and mitigate terrorist acts while doing what is, in some ways, the more difficult thing - understanding who uses this tactic and why. Are terrorists really just “crazy dead-enders?” Kremlinologists studied the Soviet Union in order to understand better how to contain it. Now, we must understand terrorists and their motivations. Willful ignorance will not do. Many terrorists are well-educated and seemingly very normal, especially the leaders. Several experts, such as psychiatrists Jerrold Post and Marc Sageman, have done extensive studies of the terrorist mindset. Your administration should make a point of consulting such experts early and often.
We must be patient: The terrorists are. Bin Laden’s deputy, Ayman al-Zawahiri, wrote that “the Crusaders in Palestine and Syria left after two centuries of continued jihad.” While the FBI and others have worked hard, it may be that such patience on the part of the terrorists is why we have not been struck again. Al-Qaeda waited eight years between the first World Trade Center attack and 9/11. The struggle against terrorism will be generational. The previous administration pledged to carry on the global fight against terrorism until “victory” and until the terrorists were “defeated.” Many people think of “victory” as the signing of a surrender document on the deck of an aircraft carrier. As devoutly as we wish it, such a “victory” will not happen. As with the War on Drugs and War on Poverty, this struggle against global extremism and terrorism cannot be “won,” in the classical sense. Even if bin Laden were captured and forced to sign a document, al-Qaeda and regional terrorist groups would carry on. There will be no quick fix.
Words Matter: The “War on...” formulation is one we Americans understand. Earlier administrations fought “wars” on drugs, illiteracy and poverty. The Global War on Terrorism - GWOT - is an easy short-hand. Unfortunately, much of the world hears this term negatively, as an over-militarisation of the response. The leaders of our major European allies have banned the use of the “war” term. Even former Secretary Rumsfeld recognised that we needed different terminology. One of my students recently proposed “Multilateral Coalition Against Terrorism.” That term hits some important positive notes for our allies. Useful for us Americans is that MCAT is a pronounceable acronym. Your counterterrorism experts surely can devise a better term than the GWOT.
Iraq is not the front line: You should be clear with the public that Iraq is not and was not the front line against terrorism. Saddam did aid secular terrorists, but not al-Qaeda. In fact, Saddam was the kind of secular ruler who would have been in bin Laden’s sights, sooner or later. Further, you should make clear that your administration does not subscribe to assertions that we were drawing the world’s terrorists into Iraq in order to eliminate them. This assumes that there is a finite number of terrorists to do away with. Also, it was never possible that al-Qaeda would “take over” post-Saddam Iraq. Iraqis, even the insurgents, would not turn over their country to outsiders, such as the Egyptians, Saudis and others who populate al-Qaeda in Iraq.
Pakistan is the front line: The Pakistan-Afghan border is the front line against global terrorism. Bin Laden and Zawahiri almost certainly are there, and al-Qaeda has made considerable progress in reconstituting the capabilities it lost in Afghanistan. Planning for another 9/11 or worse surely is going on there. Your administration must find a way to continue the hunt for the al-Qaeda leadership in Pakistan without destabilising the government in Islamabad. At the same time, it is urgent that major military and development efforts be made in Afghanistan to halt the deterioration there and suppress the Taliban to the maximum. Iraq was a huge mistake that led to the diminution of effort in Afghanistan. You must reverse it.
Not primarily a military struggle: We truly must use all instruments of national power to suppress extremists and terrorists. The previous administration over-militarised the struggle. It was seen primarily as a war and the military as the principal instrument for dealing with it around the globe. Those who understood that the struggle is primarily an intelligence and international law enforcement matter were often dismissed. Nonetheless, combating al-Qaeda and other stateless groups is more akin to fighting organised crime and the drug cartels. While the US military appropriately has the lead in Iraq and Afghanistan, the world is made up of sovereign countries where outside military forces cannot operate openly and in any significant numbers without an invitation from the government. With the US military in a strong supporting role, our diplomatic, law enforcement and intelligence assets must be the principal tools used to bolster and press other governments and their security forces. Sometimes, US individuals or very small groups may be required to achieve a particular task in a non-permissive environment, but this is not the preferred route. Remember that terrorists who kill innocents in a market or destroy commercial aircraft are criminals. They are not an army and should not be granted “warrior” or military-like status. They are criminals and must be brought to justice or eliminated.
This is not a war on Islam: Despite President Bush’s measured language and visits to mosques, the extremist media have done an impressive job of painting our fight against terrorism as an attack on Islam. As part of your dialogue with the American people and the world, you and your administration should find convincing ways to deliver the correct message. Remember that a small group of people has seized upon a few verses of the Qur’an and the writings of select scholars to justify criminal acts - mass murder, beheadings and violent attacks on the US, its friends and many Muslims.
Root causes: Be careful about “root causes” arguments. You may hear assertions that, if the US finally solved the Arab-Israeli conflict, then terrorism would dry up. This is not correct. We should exert our considerable weight in a serious, sustained and balanced effort to achieve a Middle East settlement. Such a wonderful outcome should take a good bit of the rhetorical heat out of condemnations of the United States, but bin Laden’s “concern” for the Palestinians is more recent. For many years, he was focused on the Saudi royal family and then on the US and Saudi Arabia. There is no prospect that a Middle East settlement would lead al-Qaeda to stop targeting the US and its friends.
Losing the “War of Ideas:” The quick and decisive military victories in Afghanistan in 2001-02 and Iraq in 2003 were what the world expected from us. Therefore, people around the world have been amazed at how badly we have fared against Islamist media efforts, particularly against Zawahiri and al-Qaeda’s al-Sahab production unit. This is not primarily a matter of moving the public diplomacy boxes around or reconstituting the US Information Agency. We certainly can improve in that area, and your administration should take a close look at what is optimal. Further, there is much that can be done quietly to make it more difficult for al-Sahab and others to spew out hatred and lies. It is essential, however, that we not give terrorists unnecessary openings by using inflammatory language or by being seen as indifferent or hopelessly biased on issues of importance within the larger Islamic world, such as the Arab-Israeli conflict. Al-Qaeda’s slaughter of fellow Muslims in Iraq, Jordan and elsewhere has begun to turn the tide against the organisation, but your administration can speed up this welcome trend. Again, there are balanced experts in and outside of government who understand how to deal with and reverse current negative media trends.
Repairing our image: Reversing the catastrophic decline in the US global image is a matter of national security. This is not just a question of needing to be liked or regaining the status of “Shining City on the Hill.” We are the principal target for al-Qaeda and an important target for regional terrorist groups. Therefore, we must be able to exercise global leadership on the MCAT (or whatever you choose to call it). It is clear that we cannot find and disrupt every terrorist cell in every country in the world. It is up to the local governments and security forces to do so. This is more than just a matter of ineptitude in public diplomacy. This is primarily actions-based and is related to our policies. If our own actions, such as Guantanamo, torture and domestic spying, make it difficult for other governments and security forces to work with us in rooting out those cells, that is a major negative for us. We cannot suppress global terrorism on our own.
Undermining our values: “Burning down the village to save it” is wrong and makes no sense. Among the many things that made the US great and a beacon to the world was our commitment to the Constitution, civil liberties and the rule of law. Remember that al-Qaeda cannot destroy or change the US. Only we can change our country, and we have taken steps in that regard that have been public relations gifts to bin Laden. You must urgently return all elements of our government to adherence to law and basic norms. You should outlaw torture, stop wiretapping not approved by the FISA court, close Guantanamo and abolish military tribunals. You have seen the newspaper reports that a CIA study determined that some one-third of Guantanamo detainees were there by mistake. A senior US military officer judged the percentage to be higher. Alleged criminals must be brought into the civil legal system, or at least some version of it. Surely, our best legal minds can find a fix for presenting sensitive evidence in a civil court. One proposal was the creation of a special National Security Court, where the judges, prosecutors and defense attorneys all have security clearances. We may not be able to regain “Shining City” status during one administration, but we can return to being true to our own constitution and values. It is right for our country. Our partners and friends abroad will welcome it, as well.
Reflections on the Mumbai attacks
U.S. Policy: The attack should end once and for all any lingering assertions (if there have been any since January 20) that Iraq is the front line in the global struggle against terrorism and extremism. It isn’t now and never was. Afghanistan was and still is very dangerous, but Pakistan is THE front line in the global fight. Even if the government and army somehow manage to beat back the extremists inside the heart of Pakistan, it is hard to see how they will be able to dislodge al-Qaeda and the Afghan and Pakistani Taliban from the border region. While they may not have quite as extensive training and planning facilities in the Federally Administered Tribal Areas (FATA) as they had in Afghanistan, the terrorists have a good bit of space to operate. I have no doubt that major attacks against the U.S. and Europe are being planned right now in those areas.
President Obama and the U.S. administration should continue reaching out to the Islamic world and should build and emphasize “soft power” and much more skillful public diplomacy. That said, the U.S. must take a firm line with the “irreconcilables,” including al-Qaeda and most of the Taliban. In my view, we need to keep great pressure on the terrorists along the Af-Pak border, including kinetic action that is as carefully honed as possible. There are downsides, but another 9/11-level attack launched from the FATA region would have terrible consequences all around.
EU Policy: It is easy for an American to say, but Europe should significantly step up the fight against global terrorism across the board – troops in action in dangerous places; military training, development assistance, public diplomacy, etc. Mumbai reminds everyone that terrorist attack planning continues, regardless of the world economy and of the leaders who come and go in the West. Just as I am sure that attacks against the U.S are being hatched in Pakistan, I am equally certain that European targets are getting their share of terrorist brain power.
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Libellés : Al-Qaïda, Etats-Unis, Terrorisme
lundi 11 mai 2009
Nouvelle Publication: AfPak et Terrorisme en Europe
Suite à la publication du rapport annuel d'Europol dont j'ai déjà fait écho dans ce blog, je viens également de publier un article dans Terrorism Monitor (nouveau format et nouveau rythme pour cette publication de référence dans le domaine) qui tente d'ébaucher le lien existant entre la menace terroriste en Europe, et l'AfPak. Plus exactement, je souligne le fossé qui peut exister entre la vision américaine ou britannique des opérations en Afghanistan (être là-bas pour assurer notre sécurité ici) et la vision européenne (présence en Afghanistan minimale par simple solidarité atlantiste).
Europol Report Describes Afghanistan-Pakistan Connection to Trends in European Terrorism
By: Thomas Renard
Terrorist activities within the European Union (EU) declined in 2008 as compared to the previous year, according to the annual report published by Europol, the European Union’s criminal intelligence agency. [1] The report lists 515 failed, foiled or successful attacks reported by EU member states, a decrease from 583 attacks in 2007 but still higher than the 2006 total. The decline in terrorist activities was also observed geographically, with only seven member states reporting attacks, two less than in 2007 and four less than in 2006. There were 1009 individuals arrested last year in relation to terrorism activities, a several percent decline in comparison to 2007. Nevertheless, despite an undisputable decline, the threat of terrorism to the EU “remains high,” according to Europol deputy director Mariano Simancas (AFP, April 17).
The Varieties of Terrorism
The terrorist threat to Europe encompasses many different forms of terrorism, from left-wing to right-wing extremism, jihadi activities, ethno-separatism, and single issue terrorism. Each form of political violence saw a decline in 2008, with the notable exception of left-wing terrorism, which increased by 25 percent. Left-wing and anarchist extremists remained operational in Greece, Spain and Italy. In addition, French intelligence warned of a “resurgence” of left-wing terrorism which was confirmed by 37 arrests in 2008, significantly more than in any other European country over the last three years (Nouvel Observateur, November 25, 2008).
Separatist terrorists remained by far the most active in Europe. They carried out a total of 397 attacks in 2008, of which 98 percent took place in France and Spain, causing the deaths of four people. The number of attacks decreased by 25 percent in comparison to 2007, mainly due to a relative lull in activity by the Fronte di Liberazione Naziunale di a Corsica (FLNC). In Spain, the Basque separatist organization Euskadi Ta Askatasuna (ETA) is thought to be encountering difficulties. The group was weakened by the arrests of three successive military leaders in the last six months, the latest being the arrest of Jurdan Martitegi (El País [Madrid], April 18). The Europol report notes that the growing use of improvised explosive devices (IEDs) by the ETA, a trend that started in 2007, indicates that it is “encountering increasing difficulties in the acquisition of commercial explosives.”
The Islamist Threat to Europe
In most European countries, however, Islamist terrorism continues to be seen as the biggest threat to security because it attempts to cause mass casualties whereas ethno-separatist terrorism generally targets material symbols rather than individuals or groups. EU counter-terrorism coordinator Gilles de Kerchove recently said; “The [European] intelligence community considers that the al-Qaeda related threat is still severe and that it is still the main threat to Europe and its internal security” (EuroparlTV, February 2).
There was only one attack in Europe attributable to Islamist terrorism in 2008, when 22-year old Muslim convert Nicky Reilly attempted to detonate a homemade bomb in a shopping mall restaurant in Exeter, South-West England, but injured only himself. Reilly is mentally ill and highly vulnerable. He apparently self-radicalized through the internet, although he had also been in contact with radical Muslims. He was jailed for life in January 2009 (Times, January 31).
In 2008, excluding the United Kingdom, 187 individuals were arrested on suspicion of involvement in Islamist terrorism, mainly in France and Spain. [2] This represents a decrease of 7 percent as compared to 2007, and an even greater decrease as compared to 2006. This continuous decrease in the number of arrests seems to indicate a relative diminution of jihadi activities in Europe, although including statistics from the UK would likely lead to a slightly less optimistic conclusion. The number of member states which reported arrests related to Islamist terrorism also decreased from 14 in 2007 to 10 in 2008. The majority of these arrested individuals came from North African countries.
For its part, the UK indicated to Europol that it arrested 256 people in relation to terrorism without providing specific details relative to the distribution of these arrests among the different forms of terrorism. However, given the level of jihadi activism in Great Britain, it can be assumed that a significant share of these arrests was related to Islamist terrorism. The 256 arrests in the UK was an increase in comparison to 2007 (201) and 2006 (156).
Two thirds of arrested individuals could not be linked to organizations known by the authorities and belonged instead to small autonomous cells. This fact seems to confirm the growing threat of self-radicalization and homegrown terrorism that Europe is facing. Part of the explanation for this shift in the radicalization pattern lies in the increasing quantity and quality of Islamist propaganda in Europe. Indeed, there is an increasing number of radical Islamist websites and forums in European languages indicating, according to Europol, an expansion of jihadi propaganda efforts to reach specific audiences. This phenomenon has been observed in Germany, for instance, with messages and videos, including calls for attacks and instructions for the building of bombs, posted directly in German or in Arabic with German subtitles (see Terrorism Focus, February 20, 2008).
Terrorist Recruitment in Europe
In its report, Europol states that “Islamist recruitment activities have largely been driven underground. Radicalization activities are noted to have moved from mosques and other public places into private spaces.” Jihadi forums constitute the archetype of such “underground” and “private spaces”. The internet can also be used as a resource-tool for jihadi training, as in the case of Britain’s Nicky Reilly.
Nevertheless, the internet has not yet replaced real-life interactions regarding radicalization, recruitment and military training, but should rather be seen as a complement or a substitute. A very good illustration of this was provided by the December 11, 2008 arrests in Belgium. [3] While some members of the cell entered into contact with Malika el-Aroud (the wife of the cell’s leader, Moez Garsallaoui), through her French-language jihadi website, “SOS Minbar,” Garsallaoui was recruiting young Muslims in person in the streets and mosques of Brussels. Through the website, a “dialogue” was established with some subscribers which could lead to a meeting with Garsallaoui. Once recruited, members were sent to the tribal areas in Pakistan, where they received religious and military training, followed by a “jihadi exposure,” i.e. following fighters to the warzone without having the authorization to take part in the fight. Eventually, members of the cell were ordered to return to Belgium to establish a sleeper cell.
The Afghanistan-Pakistan Connection
The Belgian cell illustrates another major problem, which is the connection between the Afghanistan-Pakistan region and the terrorist threat in Europe. Indeed, as the report states, “Afghanistan and Pakistan seem to have replaced Iraq as preferred destinations for volunteers wishing to engage in armed conflicts.” These recruits pose a threat to European troops deployed in Afghanistan. Germany, for instance, is particularly worried about the presence of several of its citizens (most notably Eric Breininger) in the region who are allegedly plotting operations against German troops (see Terrorism Focus, January 28).
When fighters return – such as members of the Belgian cell, or members of the Sauerland cell in Germany – they pose a direct threat to European security. As expressed by U.S. Director of National Intelligence, Dennis Blair, “the primary threat from Europe-based extremists stems from al-Qaeda and Sunni affiliates who return from training in Pakistan to conduct attacks in Europe or the United States.” [4]
Although most European countries recognize that Afghanistan and Pakistan constitute a threat to their security, they generally tend to see the military operations in Afghanistan more as a part of the problem than as a part of the solution. Mirroring this point of view, the Europol report states that “a number of member states judge that they continue to face a high-level threat from Islamist terrorism for reasons that include [a] military presence in Iraq or Afghanistan,” but nowhere does the report mention the fact that European military and civilian missions in conflict zones could help strengthen EU homeland security.
Last month, however, the European Commission, the executive branch of the EU, announced a new three-year, €225 million program aimed at combating terrorism and the trafficking of WMDs (AFP, April 17). This program will focus on Pakistan and Afghanistan, which are described as “bases for radicalization and terrorist training,” as well as the Sahel region where the threat is “growing”. In both regions, the program proposes to support the establishment of anti-terrorism structures, the formation of competent authorities, and the development of regional cooperation. Nevertheless, with only a few details of the plan available, it is not yet possible to assess whether this program inextricably links stability in the Afghanistan-Pakistan region with European security, or whether it is more a program destined to compensate for European lack of commitment to the mission or prepare for a future disengagement from Afghanistan.
Conclusion
The terrorist threat in Europe remains high, although statistics show a certain decline in terrorist activities. One should be careful, however, when interpreting these statistics because the lack of details from the UK data could be misleading and also because the year 2007 saw a dramatic increase in terrorist activities, meaning that last year’s decline could merely be a return to “normality.” Although separatist terrorism is statistically much more significant, Islamist terrorists are still seen as the biggest threat to Europe given that most of their plots involve mass-killings. Today’s threat is tightly related to the situation in the Afghanistan-Pakistan region. Nevertheless, most EU member states believe their presence in Afghanistan is more a cause of terrorism in Europe than a remedy for it.
Notes:
1. “TE-SAT 2009 – EU Terrorism Situation and Trend Report”, Europol, April 2009.
2. The statistics given to Europol by the UK contained for the first time numbers from Northern Ireland and are therefore not comparable with previous years. Moreover, the UK sends only one global number for attacks and arrests, but does not provide the specific distribution among the different forms of terrorism, rendering it harder to draw conclusions based on statistics.
3. Paul Cruickshank, “The 2008 Belgium Cell and FATA’s Terrorist Pipeline,” CTC Sentinel, April 2009.
4. Dennis C. Blair, “Annual Threat Assessment of the Intelligence Community for the Senate Select Committee on Intelligence,” U.S. Senate Select Committee on Intelligence, February 12, 2009.
Lien vers l'article paru dans Terrorism Monitor le 8 mai 2009.
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lundi 4 mai 2009
Madrassas et Terrorisme au Pakistan
Le New York Times revient ce matin sur la prolifération des madrassas (écoles coraniques) au Pakistan, et plus particulièrement au Penjab. Peu de choses nouvelles dans cet article, mais cela vaut quand même de souligner (une fois de plus) que le problème de la violence et de la radicalisation n'est pas tant lié à la pauvreté qu'à la non gouvernance. Voici l'extrait le plus intéressant:But if the state has forgotten the children here, the mullahs have not. With public education in a shambles, Pakistan’s poorest families have turned to madrasas, or Islamic schools, that feed and house the children while pushing a more militant brand of Islam than was traditional here.
Les familles dans cette région ont toujours été pauvres, mais les madrassas n'étaient pas aussi populaires et ne le sont que parce que les autorités étatiques sont totalement absentes.
L'article fait ensuite le lien entre madrassas et terrorisme. J'ai toujours été assez prudent sur les connexions trop directes entre ces deux éléments. En effet, les terroristes ne viennent pas toujours d'une éducation islamiste radicale dès l'enfance. Bien sûr, la socialisation joue un rôle très important, comme souligné de nombreuses fois dans ce blog. Mais il n'y a à cet égard pas de déterminisme. Islamisme radical n'est pas terrorisme. Et le terrorisme (même islamiste) n'a pas forcément besoin d'une structure d'éducation radicale. Le terrorisme repose en fait plutôt sur des structures informelles.
Ayant dit tout cela, et sachant qu'il existe des études statistiques montrant l'absence de lien entre terrorisme et madrassas, je suis tout de même frappé par le constat suivant, fait par la police pakistanaise:
In an analysis of the profiles of suicide bombers who have struck in Punjab, the Punjab police said more than two-thirds had attended madrasas.
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jeudi 23 avril 2009
L'Allemagne face au Djihad: Début du Procès du Sauerland
L’Allemagne a entamé l’un des plus importants procès de son histoire. Ce mercredi 22 avril, à Düsseldorf, débute le procès des membres de la « cellule du Sauerland », arrêtés le 4 septembre 2007 par un commando d’élite. Selon les enquêteurs, ils étaient sur le point de lancer une action terroriste qui aurait pu être plus importante que les attentats de Madrid en 2004.
Fritz Gelowicz, le chef présumé de la cellule, et ses comparses, Attila Selek, Adem Yilmaz et Daniel Schneider, étaient liés au groupe terroriste ouzbek appelé Union du Djihad Islamique (UDI). Ils sont tous soupçonnés d’avoir reçu un entraînement djihadiste dans un camp de l’UDI au Pakistan en 2006. Durant leur passage au Pakistan, ils ont également noué des contacts avec les responsables de l’UDI qui leur ont, en toute vraisemblance, confié une mission en Allemagne.
Les individus avaient déjà attiré l’attention des services de renseignement allemands avant leur départ pour le Pakistan. Cependant, après leur retour, les activités suspectes des jeunes individus allument plusieurs voyants rouges dans la communauté des services de sécurité en Allemagne, mais aussi aux Etats-Unis. Les deux pays commencent alors à collaborer étroitement en octobre 2006, dans le cadre de l’ « Opération Alberich ».
Les membres de la cellule du Sauerland sont alors suivis et mis sur écoute. C’est de cette manière que la police criminelle allemande (BKA) surprend une conversation, le 20 juillet 2007, entre Gelowicz et Yilmaz qui parlent du complot : « Deux cents kilos avec des petits éclats contendants, si Dieu le veut, ça devrait faire une grosse explosion », lance Gelowicz. Ils continuent ensuite à discuter des cibles potentielles et concluent par l’espoir de tuer au moins 150 personnes.
Au moment de leur arrestation dans une petite maison isolée d’Oberschledorn, Gelowicz, Yilmaz et Schneider avaient en leur possession 730 kg de peroxyde d’hydrogène à faible concentration, ce qui leur aurait permis de produire, après manipulation, plusieurs centaines de kilos d’explosifs afin de mener à terme leur projet.
La date et la cible des attentats demeurent inconnues. Cependant, au vu de l’état d’avancement des préparatifs et suite à l’appel d’un membre de l’UDI pour presser les Allemands de passer à l’action, les services de renseignement avaient la conviction que l’attaque était imminente. Au niveau de la date, deux possibilités se dégagent. Soit le 11 septembre, ce qui correspondait à un geste symbolique fort d’allégeance à al-Qaïda ; soit le 13 octobre, date qui avait apparemment la préférence de Gelowicz et correspondait à la fin du mandat parlementaires des troupes allemandes en Afghanistan et faisait l’objet d’un vote ce jour-là, ce qui aurait indiqué un choix plus pragmatique visant à avoir une influence directe et immédiate sur la politique étrangère de Berlin, sur le modèle des attentats de Madrid.
En ce qui concerne la (ou les) cible(s) des attentats, il semble que le choix était également le fruit d’intenses discussions entre les membres de la cellule, ainsi qu’entre la cellule et le leadership de l’UDI au Pakistan. L’UDI semblait vouloir toucher les ambassades américaines et ouzbèkes, ainsi que la base militaire américaine de Ramstein, afin de faire un triple coup en touchant à la fois l’Ouzbékistan (qui demeure l’objectif principal de l’UDI), les Etats-Unis (en protestation, entre autres, contre leur présence en Afghanistan) et l’Allemagne (qui est à la fois présente militairement en Ouzbékistan et en Afghanistan). De leur côté, les membres de la « cellule du Sauerland » évoquaient également l’aéroport de Francfort et d’autres endroits publics, comme des discothèques fréquentées par des Américains.
Ces divergences au niveau des choix tactiques révèlent la relative autonomie, pour ne pas dire indépendance, dont jouissent les « cellules locales » appartenant à un « réseau global ». Au-delà de l’allégeance vouée à l’UDI et à son leadership, les individus retournés en Europe ont su s’adapter à leur environnement et ajuster leurs plans sur base de leur propre jugement. Au fond, cette autonomie constitue à la fois la force de ces cellules, mais peuvent tout aussi bien nuire à la stratégie du groupe, et dans tous les cas sont un signe de faiblesse du leadership central.
Jusqu’au complot du Sauerland, l’Allemagne se pensait relativement épargnée par le terrorisme islamiste, en raison de sa population musulmane majoritairement turque et modérée. Or, c’est justement en tirant avantage de la langue turque (l’Ouzbékistan est un pays turcophone) que l’UDI est parvenu à s’implanter en Allemagne. Parallèlement, la quantité et la qualité de la propagande djihadiste destinée à l’Allemagne se sont considérablement accrues ces dernières années. Désormais, chaque année, entre 50 et 100 individus rejoignent les camps d’entraînement djihadistes, la plupart au sein de l’UDI. Certains rentrent ensuite en Allemagne, alors que d’autres restent en Afghanistan ou au Pakistan pour combattre les forces de la coalition.
Le théâtre allemand accueille maintenant une importante scène islamiste au niveau européen. L’activisme islamiste n’y est pas encore aussi développé qu’en Grande-Bretagne, en France ou en Espagne, mais il a rejoint une proportion presque comparable à ce qui est observé en Italie, par exemple. Cela correspond clairement à un saut quantitatif, mais aussi qualitatif, de la menace djihadiste locale en quelques années.
L’Allemagne se retrouve aujourd’hui prise de force, plus que par volonté, dans la lutte contre le terrorisme international. Elle ne constitue plus seulement une base arrière à partir de laquelle les terroristes peuvent préparer des attentats (comme ceux du 11 septembre, par exemple), mais elle est directement menacée par des individus radicalisés sur son propre territoire et qui obéissent à un groupe basé au Pakistan, proche d’al-Qaïda. La lutte contre le terrorisme s’opère donc – ou devrait s’opérer – logiquement sur deux fronts : en Allemagne et en Afghanistan (et au Pakistan).
Et pourtant, sur ces deux fronts, la réponse allemande est encore inadaptée sous bien des aspects. En Afghanistan, les engagements militaires et civils allemands restent limités par rapport aux capacités du pays. En Allemagne, c’est au niveau juridique que le plus gros du travail reste à faire. Depuis le complot du Sauerland, une nouvelle loi a été décidée qui punira le fait d’avoir suivi un entraînement dans un camp terroriste, ou de posséder du matériel explosif. Cependant, cette loi essentielle n’est pas encore en vigueur et ne pourra pas servir dans le cas du procès actuel. Dès lors, le procureur devra démontrer l’appartenance des individus à un groupe terroriste étranger (section 129b du code criminel prévoyant une peine d’emprisonnement maximale de 10 ans), ce qui pourrait s’avérer utile ensuite lors de l’appréhension d’autres membres de l’UDI en Allemagne.
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Libellés : Al-Qaïda, Europe, Terrorisme
lundi 20 avril 2009
CTC Sentinel sur le Terrorisme en Belgique
Le dernier numéro du CTC Sentinel, la revue de West Point consacrée au terrorisme, est sorti. Comme toujours, je vous recommande vivement cette saine lecture! Tom Ricks et le Small Wars Journal aussi, soit dit en passant...
Dans un article court mais dense et instructif, Paul Cruickshank, chercheur à l’Université de New York, revient sur l’arrestation de 14 islamistes en Belgique, et deux en France, le 11 décembre 2008, suspectés de planifier une attaque terroriste imminente. De façon assez remarquable, puisque basé aux Etats-Unis, Paul Cruickshank offre sans doute la meilleure analyse disponible à ce jour sur ces événements et ses implications pour la Belgique et l’Europe, après avoir interrogé plusieurs membres des services de renseignement et avoir eu accès aux témoignages des suspects.
Les jeunes islamistes auraient été recrutés grâce aux efforts du couple Moez Garsallaoui/Malika el-Aroud, la veuve de l’assassin du commandant Massoud. Tandis que Garsallaoui parcourait les rues et les mosquées de Bruxelles à la recherche de jeunes recrues, el-Aroud assurait la propagande djihadiste au travers de son site internet « Minbar SOS ». Selon le témoignage de certains suspects, un groupe de volontaires seraient partis pour l’Afghanistan/Pakistan, en transitant par la Turquie (Istanbul) et l’Iran (Zahedan), ce qui correpond à l’itinéraire utilisé par d’autres cellules, notamment celles de l’Union du Djihad Islamique (UDI) en Allemagne. Toujours selon les suspects, ils auraient été recueillis avec suspicion et de façon désordonnée par les membres d’al-Qaïda, ce qui semble refléter l’affaiblissement (paranoïa, désorganisation) et la décentralisation (cellules de 10 combattants maximum) du groupe terroriste, même dans son bastion.
La raison du retour des volontaires djihadistes en Belgique demeure inconnue. Ces derniers affirment qu’ils étaient frustrés de ne pouvoir combattre en Afghanistan et qu’ils ne supportaient plus les conditions d’existence minimales. Leur arrestation, cependant, est basée sur la suspicion qu’ils constituaient une cellule opérative en Europe, prête à passer à l’action.
Comme le souligne très justement Paul Cruickshank, ces arrestations soulignent à quel point l’Afghanistan et le Pakistan (AfPak) sont devenus le nouveau point focal de la menace terroriste contre l’Europe, en parallèle, bien sûr, avec l’Afrique du Nord. En réalité, l’AfPak a remplacé l’Irak comme destination et comme inspiration pour les djihadistes en Belgique et ailleurs en Europe.
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dimanche 19 avril 2009
(Lent) Déclin du Terrorisme en Europe, selon Europol
Le terrorisme a reculé en Europe en 2008, par rapport à l’année précédente, selon le rapport annuel publié par Europol (TE-SAT 2009). Il y a eu 515 attaques, dont 90% ont réussi, menées dans sept états membres de l’Union Européenne (UE). Néanmoins, cette baisse d’activisme doit être nuancée par un accroissement des activités de propagande terroristes, surtout islamistes, en vue de recruter de nouveaux membres. Ainsi, en 2008, le nombre de sites islamistes extrémistes publiés dans des langues européennes a augmenté, permettant à ces groupes de toucher une plus grande audience. Dans l’ensemble, la plupart des pays européens continuent de considérer le terrorisme islamiste comme la principale menace contre leur sécurité.
Une seule attaque a été menée en Europe au nom du djihad en 2008, en Grande-Bretagne. Ce chiffre contraste fortement avec les 397 attaques menées par des groupes séparatistes. Cependant, étant donné que les djihadistes cherchent à faire un maximum de victimes, alors que les séparatistes cherchent plutôt des cibles symboliques et matérielles, le niveau de menace varie de manière notoire. D’ailleurs, 187 individus ont été arrêtés en lien avec des enquêtes sur l’extrémisme islamiste, ce qui représente une légère diminution par rapport à 2007, mais demeure élevé. La plupart des individus arrêtés ne faisaient pas partie de grandes cellules, mais plutôt de petits groupes isolés, voire même agissaient seuls (‘lone wolves’), ce qui tend à confirmer une atomisation du terrorisme islamiste en Europe, facilitée par les nouvelles technologies tant au niveau de la communication que du recrutement (auto-radicalisation), et un rôle déclinant du leadership d’al-Qaïda davantage limité à l’inspiration idéologique et à l’aide à l’entraînement.
Les séparatistes restent les terroristes les plus actifs, même si leurs activités ont diminué par rapport à 2007. 98% des attaques séparatistes ont eu lieu en France (Corse) et en Espagne (Pays basque). Les terroristes corses et basques ne s’attaquent généralement pas au même type de cibles. Les premiers visent plutôt les propriétés privées, alors que les seconds visent les symboles du gouvernement. De manière intéressante, les services de renseignement espagnols ont noté un baisse d’utilisation d’explosifs commerciaux par l’ETA et un recours accru aux explosifs improvisés (IEDs), ce qui pourrait témoigner d’une difficulté d’obtenir des explosifs, mais indique aussi que les terroristes basques s’inspirent de modèles développés avec succès ailleurs, notamment en Irak.
Enfin, la seule forme de terrorisme ayant connu une augmentation en 2008 est le terrorisme d’extrême-gauche, qui a causé 28 attaques en Grèce, en Espagne et en Italie, sans faire ni blessés ni morts. En Espagne, le Groupe de Résistance Antifasciste du Premier Octobre (GRAPO) a été déclaré non-opérationnel suite à l’arrestation d’un certain nombre de ses derniers membres.
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Libellés : Europe, Terrorisme
mercredi 11 mars 2009
Jihad, Principale Menace contre l'Italie selon un Rapport
Selon un rapport présenté au gouvernement italien, le terrorisme islamiste constituerait toujours la principale menace contre les intérêts italiens en Italie et à l'étranger. On notera avec intérêt que le rapport défini (sans surprise pour les lecteurs de ce blog) les prisons comme un lieu de recrutement privilégié et qu'il met à jour des "synergies avec les groupes de contrebande nord-africains".
Ce dernier point est un peu moins clair pour moi, surtout que je n'ai pas vu le rapport mais seulement son compte-rendu. Bien sûr, on se rappelle des attentats de Madrid (il y a exactement 5 ans aujourd'hui) qui avaient été financés avec l'argent de la vente de cannabis. Mais la question est alors de savoir si ce sont les groupes terroristes qui developpent des réseaux criminels pour générer des fonds ou si cellules terroristes et groupes criminels s'associent selon des termes définis entre eux (ce que laisse entendre le mot "synergie"). Ce dernier cas serait assez neuf en réalité car, jusqu'à présent, l'expérience a plutôt tendu à confirmer la première hypothèse.
Soulignons également que le rapport désigne le leadership central d'al-Qaïda comme toujours déterminant dans les actions des cellules islamistes locales. Cela tend donc à confirmer la théorie hoffmanienne contre celle de Marc Sageman (voir débat ici)...
Le rapport revient également sur l'importance grandissante d'internet, sur le phénomène d'auto-radicalisation, et sur la peur des loups solitaires.
Pour plus d'infos sur le jihad en Italie, voir notamment ici.
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Libellés : Al-Qaïda, Europe, Terrorisme
dimanche 8 mars 2009
IRA et la Signification du terme Victoire
Un nouvel attentat a été commis en Irlande du Nord par l'IRA véritable, groupe dissident de l'IRA, tuant 2 soldats britanniques. Cet attentat nous rappelle que le terrorisme ne prend pas fin facilement ni instantanément. Lorsqu'un groupe est démantelé d'une manière ou d'une autre, certains membres plus radicaux émergent souvent afin de continuer les activités illicites par tous les moyens. En Irlande, l'IRA a mis officiellement fin à ses activités en 2005 en s'engageant sur la voie politique. Pourtant, les violences ont continué par après, de l'oeuvre d'autres groupuscules. Ces faits doivent simplement nous rappeler que la violence politique traverse nos sociétés et peut être canalisée, pas éliminée. Ces leçons s'appliquent également aujourd'hui à l'Irak et l'Afghanistan. A nous, dès lors, de nous interroger sur le seuil de violence politique "acceptable" précédant le retrait des troupes occidentales. En d'autres mots, il est temps de définir ce que signifie le mot "victoire". Ce débat, bien entendu, n'est pas neuf. Mais il demeure essentiel...sans doute plus dans le cadre irakien qu'afghan dans la situation actuelle...
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Libellés : Afghanistan, Europe, Irak, Terrorisme
mardi 3 mars 2009
Analyse Quantitative du Terrorisme International en Europe (1968-2008)
Une étude quantitative assez intéressante est parue (en espagnol) dans le dernier numéro de Athena Intelligence Journal, intitulée "Analyse quantitative du terrorisme international en Europe occidentale (1968-2008)", signée Domingo Jimenez Martin. Comme son titre l'indique, cette étude se base sur toutes les attaques du terrorisme à caractère international (c'est-à-dire pas l'ETA au Pays Basque ou l'IRA en Grande-Bretagne par exemple) qui ont frappé l'Europe occidentale. D'un point de vue méthodologique, notons tout de même d'emblée que l'on regrettera l'absence de définition de ce "terrorisme international", de même qu'une justification quant à la sélection des pays (par exemple, la Suisse et la Norvège sont inclus, mais pas le Luxembourg, l'Irlande ou la Finlande).
Ce détail important mis à part, cette étude offre une perspective fort intéressante sur le phénomène terroriste en Europe. L'auteur recence ainsi 277 actions terroristes en 40 ans (mais attention: il se restreint aux attaques qui ont fait au moins une victime mortelle, ce qui est une autre limite non négligeable de cette étude).
La plus grande partie de ces attentats (28,1%) étaient le fait de groupes palestiniens. Ensuite, 16,6% des attaques étaient l'oeuvre de chiites radicaux libanais ou iraniens. Les jihadistes (sunnites radicaux) quant à eux ne représentaient que 4% de l'ensemble des attentats.
Les années 1980 regroupent la grande majorité (143 sur 277) des actions terroristes, alors que la décennie 2000 est pour ainsi dire la moins marquée par le terrorisme international, avec seulement 13 attaques. On note aussi que le phénomène jihadiste est(statistiquement) récent puisque les premières attaques (mortelles) n'apparaissent que dans le nouveau millénaire. Les années 1980 étaient également les plus mortelles, même si l'attentat de Lockerbie (296 morts) en est largement responsable.
Par contre, bien que récent et statistiquement peu actif, les actions attribuées au Jihad global comptabilisaient 23,6% des victimes mortelles du terrorisme international. Cette donnée explique - en partie - pourquoi le phénomène jihadiste à susciter des réactions bien plus prononcées que les autres formes de terrorisme international.
Durant 40 ans, les deux pays les plus touchés par le terrorisme international furent le Royaume Uni et l'Espagne, suivis par la France et la Grèce. Par contre, Paris a été la ville la plus directement touchée, avec 20,9% du total des attentats perpétrés en Europe.
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Libellés : Europe, Terrorisme
Publication: Les Cahiers du RMES
Les derniers Cahiers du RMES viennent d'être publiés. Dedans, vous y trouverez un article d'Alain De Neve (Chercheur à l'Institut Royal de Sécurité et de Défense), de Joseph Henrotin (Rédacteur en chef de DSI) - Alain et Joseph sont par ailleurs tous deux mes "collègues" au sein de la toute récemment créée mais déjà prometteuse Alliance Géostratégique - ainsi qu'un article d'André Dumoulin (Professeur à l'Ecole Royale Militaire).
J'y publie également (en temps que membre de l'Institut Royal des Relations Internationales, décidément ça fait beaucoup de représentants de tous les Centres Royaux de notre petite Belgique dans une seule publication...) un article sur le Jihad en Allemagne, et plus particulièrement sur la filière ouzbèke (Union du Djihad Islamique) qui a considérablement accru la menace terroriste malgré des moyens limités.
Voici le sommaire:
Djihad en Allemagne : La Connexion Ouzbèke
Par Thomas Renard
La presse écrite francophone de Belgique et la PESD
Par André Dumoulin
Les ré(é)volutions du caméléon. Combat futur et formation des structures de force entre Transformation, guerres hybrides et nouvelles formes d’application des conceptions de techno-guérilla
Par Joseph Henrotin
Military USes of Nanotechnology: An Overview of Trends in Investments, Expected Outcomes and Potential Impacts on Arms Control Regimes
Par Alain De Neve
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Libellés : Al-Qaïda, De Tout, Europe, Terrorisme
vendredi 27 février 2009
Tension Croissante en Allemagne...
On sent que l'inquiétude et la peur grandit en Allemagne concernant la crainte d'un attentat sur son sol. J'avais déjà mentionné précédemment que l'Allemagne avait déjà été menacée directement à plusieurs reprises depuis le début de l'année. Aujourd'hui, le ministre de l'Intérieur précise qu'environ 140 individus auraient quitté l'Allemagne (en plusieurs années) pour rejoindre des camps jihadiste, et 60 seraient ensuite revenus au pays.
Ce chiffre est légèrement supérieur à ceux annoncés dans le passé, mais pas surprenant pour l'observateur averti qui se doutait que le menace était sans doute sous-évaluée jusqu'à présent.
Dans tous les cas, on sent une crainte palpable du côté de Berlin, notamment à l'approche des élections...Jusqu'à présent, l'Allemagne a été épargnée par une attaque jihadiste, bien que plusieurs complots aient été démantelés, dont celui du Sauerland en 2007 qui aurait pu être le plus gros attentat terroriste jamais mené sur le sol européen.
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Libellés : Al-Qaïda, Europe, Terrorisme
jeudi 12 février 2009
Cellule Jihadiste Belge Liée au Complot de Londres
Selon cet article, il semblerait que les individus arrêtés au mois de décembre dernier en Belgique seraient liés au complot de Londres en 2006 qui visait à détourner et/ou faire exploser des avions à destination des Etats-Unis. Certains jihadistes belges auraient été en contact avec au moins l'un des responsables du complot de Londres. En outre, la cellule belge était bien intégrée avec le leadership central d'al-Qaïda via le second mari de Malika el-Aroud.
Cette information jette un nouvel éclairage (enfin) sur une enquête dont peu de nouvelles filtrent. Mais surtout, cela démontre que les liens dans les milieux jihadistes font fi des frontières et s'articulent en réseaux décentralisés, délocalisés et relativement isolés.
Pour plus d'infos sur les arrestations du 11 décembre, voir mon précédent post ici.
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Libellés : Al-Qaïda, Europe, Terrorisme
lundi 9 février 2009
Mouvement Djihadiste en Allemagne
Les choses bougent beaucoup en Allemagne en ce moment. Depuis le début de l'année, déjà quatre vidéos envoyées par des djihadistes menacent directement d'une attaque contre l'Allemagne. La dernière vidéo, oeuvre de l'Union du Djihad Islamique (UDI), un groupe ouzbek basé au Pakistan, affilié à al-Qaïda et très actif en Allemagne, met en scène cinq individus visiblement Allemands qui menacent de mener des attaques contre leurs propres concitoyens. La vidéo originellement publiée sur le site de l'UDI est visible avec sous-titres sur le site de la NEFA Foundation.
Un autre message adressé aux médias, cette fois émanant des Talibans, menace directement l'Allemagne et revendique un récent attentat commis près de l'ambassade allemande en Afghanistan. Il est difficile d'établir un lien à ce moment entre ces différentes menaces. En effet, l'UDI entretient des liens avec les Talibans, tout comme avec al-Qaïda. Dès lors, ces messages pourraient traduire une stratégie commune d'alliance. Néanmoins, alliance ou non, l'Allemagne est depuis quelques temps déjà maintenant passé au top de la liste des cibles pour les djihadistes internationaux.
Preuve, s'il en fallait encore une, de la présence djihadiste en Allemagne, un individu a été arrêté Stuggart. Il est soupçonné d'avoir fourni une aide à al-Qaïda.
En parallèle, Christian Ganczarski, ce citoyen allemand converti à l'islam et qui avait préparé l'attentat de Djerba en 2002 qui avait tué 21 personnes, a été condamné à 18 ans de prison par Paris.
Malgré cette menace grandissante, tant en interne (Allemagne) qu'en externe (Afghanistan), Berlin hésite dans l'attitude à adopter face au terrorisme. Tout en reconnaissant que la sécurité nationale est directement menacée par ce qui se passe en Afghanistan/Pakistan/Ouzbékistan, rien ne semble pouvoir convaincre Berlin de s'engager plus durement en Asie pour affaiblir la menace (le scénario alternatif serait de se retirer "à l'espagnole", même si cela équivaudrait à reconnaître la défaite et entâcherait la relation de Berlin avec les autres capitales otaniennes). Des élections se préparent cette année. Le terrorisme (qui pourrait viser l'échéance électorale pour frapper un grand coup) sera sans doute l'un des sujets de la campagne.
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Libellés : Afghanistan, Al-Qaïda, Europe, Terrorisme
mercredi 14 janvier 2009
Gangs et Djihad (Yo man)
La police britannique annonce craindre une pénétration des recruteurs djihadistes au sein des gangs de jeunes délinquants. Apparemment, plusieurs membres ou anciens membres de ces gangs sont convertis à l'islam et en défendent une vision radicale et violente.
La crainte de la police est cependant fondée sur une mauvaise logique. En effet, il est peu probable que les recruteurs d'al-Qaïda aillent eux-mêmes convertir ces gangsters. Ce sont plutôt ces gangsters qui se convertissent pour diverses raisons (recherche d'identité, se donner un style, etc.) et ensuite réintègrent le gang et aident à propager le phénomène de conversion. Le problème de ces individus est évidemment qu'ils sont déjà préparés et entraînés à la violence. Ils présentent donc une menace réelle.
De manière plus générale, cette connexion entre djihad et gangs relève de ce qu'on pourrait qualifier de "culture du djihad hip-hop", c'est-à-dire ces jeunes qui chantent des chansons au message haineux et reproduisent des dialogues et des scènes vues à la télé ou sur internet. En Allemagne, il y a quelques mois, deux jeunes montaient une embuscade contre des policiers pour faire comme dans une vidéo de propagande circulant sur le net. Le djihad deviendrait-il un "phénomène de mode"? Pour certains, peut-être...
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Libellés : Al-Qaïda, Europe, Islamisme, Terrorisme
dimanche 11 janvier 2009
Nouvelle Publication: Unmasking Terror
La Jamestown Foundation, avec laquelle je collabore en temps qu'analyste, a récemment publié son volume annuel intitulé "Unmasking Terror", édité par Andrew McGregor. Ce livre, comme chaque année, fait le point sur l'ensemble des événements liés au terrorisme à l'échelle globale. Ce travail fastidieux est réalisé grâce à un agencement malin des nombreux textes publiés par la Jamestown Foundation tout au long de l'année (Terrorism Focus et Terrorism Monitor).
Un de mes textes est repris dans l'édition de cette année, sur l'évoltion du terrorisme en Europe.
Je mets également ci-après trois commentaires élogieux de trois experts renommés du terrorisme sur cet ouvrage:
"The Jamestown Foundation provides an invaluable service, analyzing and tracking developments in terrorism and insurgency. For professionals in the field, Jamestown reports have gained 'required reading' status for their clarity and timeliness. Unmasking Terror is a crucial analytical reference: I have every volume of the series and refer to it regularly. This year's edition looks set to continue the high standard Jamestown has set in previous years. I commend it to any student or professional in the fields of terrorism and insurgency."
—David Kilcullen
Special Advisor for Counterinsurgency to the Secretary of State, U.S. State Department
"Jamestown is one of the rare organizations tracking terrorism that analyzes the full scope of terrorist movements objectively and without ideological bias. Unlike so many other analyses that view the terrorist phenomenon from a narrow and shallow police perspective, Jamestown's work sets terrorist activities in the broader political, cultural, sociological, and geopolitical context in which they operate--the only way it is possible to understand them--and defeat them. Indispensable reading.
—Graham E. Fuller
Former Vice Chair of the National Intelligence Council at CIA; Adjunct Professor of History at Simon Fraser University and author of The Future of Political Islam (2003)
"Like its predecessors, the new Unmasking Terror volume provides the most comprehensive annual survey of global terrorism trends and developments available. It is an essential research tool for anyone seeking to understand the dynamics of terrorism today and its impact on international, regional, and local security.
—Bruce Hoffman
Professor, Georgetown University School of Foreign Service
and author of Inside Terrorism (2006)
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Libellés : Terrorisme
vendredi 9 janvier 2009
Encore un de Moins
Les Etats-Unis ont annoncé qu'un important leader d'al-Qaïda a été tué au Pakistan le 1 janvier, lors d'une frappe aérienne opérée par un drone Predator. Oussama al-Kini était un Kenyan, proche d'Oussama ben Laden. Il avait participé à la préparation des attentats en Afrique de 1998, et était à l'origine de la tentative d'assassinat manquée contre Benazir Bhutto en 2007, ainsi que contre l'attentat contre l'hôtel Marriott à Islamabad qui avait fait plus de 50 morts.
Photo: FBI
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