«Rien n'est plus facile que de dénoncer un malfaiteur; rien n'est plus difficile que de le comprendre» ---Fédor Dostoïevski

jeudi 3 avril 2008

L'Art de la Photographie: Une Arme de Propagande



Dans cette vidéo, Thomas Dworzak, un photographe allemand primé de nombreuses fois, explique son travail en temps que photographe de guerre. Outre, les nombreuses incroyables photos montrées dans cette vidéo, je suis surtout frappé par ses remarques aussi profondes que provocatrices. Je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'il dit, mais une de ses remarques m'a beaucoup fait réfléchir. Dworzak suggère que la popularité d'un groupe armé est liée à la couverture médiatique (jusque là, rien de neuf). Mais il semble aussi suggérer que l'une des raisons de l'impopularité internationale de l'insurrection irakienne tient dans la non-infiltration de journalistes/photographes internationaux parmi les insurgés. Il explique que les rebelles Chéchènes ou Bosniaques rendaient son travail relativement facile. La vision de ces guerres était souvent celle du faible par rapport au fort. En Irak, à linverse, il est impossible de sortir du "cadre américain". Dès lors, dit-il, on ne parle pas de l'Irak mais des Américains en Irak. Les images des insurgés proviennent des insurgés eux-mêmes. Cette explication est loin d'être suffisante. Mais je trouve la réflexion très intéressante. Les Américains gagneraient-ils la guerre de propagande contre les insurgés?

2 commentaires:

Stéphane T a dit…

Intéressante conclusion. Je crois surtout que, quoi qu'ils en disent, les Américains ont parfaitement adapté leur contrôle des "opérations sur l'information". Il est possible aussi que les insurgés irakiens soient moins préparés qu'on ne le dit habituellement. Une dernière chose: depuis près de 1 an, ils sont de toute manière en déséquilibre permanent: ils n'ont pas le temps, ni les moyens d'infiltrer un reporter chez eux.

Thomas Renard a dit…

D'accord avec toi.